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Caldo
verde
(Potage
à l'émincé de chou vert)

Pour
4 personnes
1,5
1 d'eau
600
g de pommes de terre
300
g de chou vert
4
rondelles de chorizo doux
1
dl d'huile d'olive
Sel
Éplucher
et laver les pommes de terre.
Les
faire cuire à l'eau sans oublier de les saler.
Couper
les feuilles du chou en julienne et les laver à l'eau froide.
Égoutter.
Passer
les pommes de terre cuites au mixer et porter à ébullition. Ajouter
alors le chou et laisser cuire pendant 5 mn sans couvrir la casserole
pour que le chou reste bien vert.
Après
la cuisson, jeter dedans les rondelles de chorizo et assaisonner
d'huile d'olive.
Servir
de préférence dans des petits bols et accompagner de pain de maïs
(broa) présenté en petits morceaux, à part.


LE
PARADIS DU POISSON
Ameij
oas à Algarvia
(Clovisses
à la Algarvia)

Pour
4 personnes
1,5
kg de clovisses
(palourdes
ou vénus)
100
g de jambon de pays
1/2
chorizo doux
1
oignon
1/2
dl d'huile d'olive
1
cuillerée à café de piment doux en poudre
Piri-piri
ou tabasco
1
petit bouquet de coriandre
Une
pincée de sel et poivre
Dans
une casserole, faire revenir à l'huile d'olive l'oignon coupé en
rondelles.
Y
déposer les clovisses préalablement lavées.
Saler.
Ajouter
le jambon et le chorizo coupés en petits morceaux.
Assaisonner
de poivre, de piri-piri ou tabasco et de piment doux en poudre.
Couvrir
entièrement et laisser mijoter 15 mn.
Servir
immédiatement décoré avec le coriandre.

Berbigào
à portuguesa
(Coques
à la portugaise)

Pour
4 personnes
2
kg de coques
3
tomates
4
oignons
3
gousses d'ail
3
poivrons verts
2
dl d'huile d'olive
2
cuillerées à soupe de concentré de tomate
Sel,
poivre
Bien
laver les coques, les laisser tremper dans de l'eau salée pendant
quelques heures pour enlever tout le sable.
Dans
une casserole mettre l'huile d'olive, les oignons coupés en rondelles
très fines, les poivrons en lanières, les tomates concassées, les
gousses d'ail hachées, le sel et le poivre.
Couvrir
et laisser mijoter jusqu'à ce que les oignons soient cuits.
Ajouter
le concentré de tomate et laisser bouillir pendant 5 mn.
Y
déposer les coques.
Couvrir
de nouveau et laisser cuire jusqu'à ce qu'elles s'ouvrent, en remuant
de temps à autre.

Lagosta
à Portuense
(Langouste
à la Portuense)

Pour
4 personnes
1
grosse langouste
60
g de beurre
5
cl de Porto
4
tomates
1
dl d'huile d'olive
3
gousses d'ail
3
oignons
1
petite cuillerée de piment doux en poudre
1
bouquet de persil
Sel,
poivre
Décortiquer
la langouste.
Retirer
le petit boyau noir et la couper en tronçons.
Récupérer
et filtrer le liquide qui s'écoule de la langouste.
Faire
blondir à l'huile d'olive oignons et ail hachés, les tomates pelées
et concassées. Assaisonner de piment doux en poudre, sel et poivre.
Ajouter
les morceaux de langouste et le liquide filtré.
Bien
cuire à l'étouffée sur feu très doux pendant 45 mn.
Arroser
de Porto et laisser bouillir sans oublier de couvrir la casserole,
en la secouant de temps à autre pour empêcher d'attacher. Décorer
avec du persil ciselé.

Gambas
com Porto
(Gambas
au Porto)

Pour
4 personnes
24
gambas
3
tomates
3
oignons
3
gousses d'ail
1
touffe de persil plat ciselé
1
feuille de laurier
1
pointe de piment doux en poudre
1
cuillerée à soupe de moutarde Savora
tuile
.ever fines. gons faire dant mn.
5
cl de Porto
80
g de beurre
5
cl d'huile d'olive
Sel,
poivre
Déposer
dans une casserole les tomates pelées et épépinées, les oignons
hachés, les gousses d'ail écrasées, le persil ciselé, le laurier,
la moutarde, l'huile, le beurre, le sel, le poivre
(6
à 8 tours de moulin)
et
le piment en poudre.
Mélanger
bien et mettre sur feux doux. Couvrir.
Laisser
cuire à petits bouillons quelques instants.
Remuer,
ajouter les gambas décortiquées. Couvrir encore et laisser mijoter
15 mn. Ajouter le Porto et laisser cuire encore 5 mn, en remuant
la casserole dans un mouvement de va-et-vient.
Mettre
sur un plat chaud et servir aussitôt.

Bacalhau
à Bràs
(Morue
poêlée)

Pour
4 personnes
350
g de morue
350
g de pommes de terre
6
oeufs
3
cuillerées à soupe d'huile d'olive
1
oignon
Huile
d'arachide
Sel,
poivre
Olives
1
petit bouquet de persil
Faire
dessaler la morue.
A
ce sujet, le salage n'étant pas toujours le même, il faut compter
de 24 à 36 heures ou moins.
Il
est conseillé de goûter avant de retirer de l'eau, selon l'épaisseur
de la morue.
Parer
le poisson en enlevant la peau et les arêtes, l'effiler.
Couper
les pommes de terre façon paille et bien les laver.
Dans
une casserole, faire revenir à l'huile d'olive l'oignon haché.
Ajouter
la morue et remuer.
Faire
frire les pommes de terre dans l'huile d'arachide bien chaude. Incorporer
à la morue les oeufs battus puis les pommes de terre, saler et poivrer.
Servir
chaud décoré avec du persil haché et des olives.

Pastéis
de bacalhau
(Beignets
de morue)

Pour
4 personnes
400
g de morue
400
g de pommes de terre
3
veufs
1
petit oignon
1
petit bouquet de persil
1
pincée de sel
Poivre
Huile
pour frire
Faire
cuire la morue préalablement dessalée ainsi que les pommes de terre.
Ensuite,
parer la morue, enlever peau et arêtes. L'effeuiller.
Écraser
les pommes de terre en purée avec une fourchette ou utiliser un
moulin à légumes. Ajouter le persil et l'oignon hachés et les neufs
battus.
Saler
et poivrer.
Bien
travailler le mélange jusqu'à ce qu'il soit homogène.
Pour
faire les beignets utiliser deux cuillères à soupe en passant le
mélange de l'une à l'autre. Faire frire à l'huile bien chaude.
Servir
avec l'apéritif ou en entrée avec des haricots cornilles cuits à
l'eau et assaisonnés d'huile d'olive, d'une pointe de vinaigre et
décorés d'oignon et persil hachés.

Omeleta
de Camarâo
(Omelette
aux crevettes)

Pour
2 personnes
6
oeufs
150
g de crevettes décortiquées et cuites
20
g de beurre
Quelques
gouttes de piri-piri (tabasco)
1
bouquet de persil
Sel
Petits
légumes au vinaigre (pickles)
Battre
les oeufs assaisonnés de quelques gouttes de piri-piri (ou tabasco),
de sel et un petit bouquet de persil haché.
Faire
chauffer le beurre dans une poêle et dès qu'il est bien chaud, y
verser les oeufs. Lorsque l'omelette commence à coaguler, y déposer
les crevettes et plier les bords vers le centre. Il est conseillé
de la laisser baveuse à l'intérieur. Décorer de persil et servir
avec des olives et des petits légumes au vinaigre (Pickles).

Le
Portugal est un véritable paradis pour les amateurs de poisson comme
moi.
Le
plat national est la morue (le bacalhau) qui est au gens de chez
nous ce que les spaghettis sont aux Italiens.
On
la mange de mille façons et la tradition orale dit qu'il y a autant
de manières de l'accommoder que de jours dans l'année.
Autrement
dit, trois cent soixante cinq.
La
morue était le seul poisson que les gens pouvaient s'offrir car
il était très bon marché.
Et puis c'est un poisson qu'on peut conserver
très longtemps et qu'on consomme en général après l'avoir longuement
fait sécher en plein air sur des fils de fer comme une lessive.
Alors,
autrefois, quand il n'y avait pas encore beaucoup de réfrigérateurs,
c'était d'autant plus pratique !
Aujourd'hui
la morue a même son musée : le musée de la Mer à Ilhavo, à proximité
de la ria d'Aveiro, expose les différentes techniques du séchage
de la morue.
Une morue qui est d'ailleurs à tel point présente dans
cette région qu'elle imprègne de son odeur les rues de toutes les
villes du littoral !
C'est
aussi dans ce coin-là qu'on peut voir de bien jolis bateaux dont
la proue est décorée de scènes naïves contant l'histoire des rois
du Portugal, l'aventure de la mer, la vie dans la lagune et les
événements arrivés à tel ami ou voisin.
C'est une curiosité qui
vaut le détour
La
sardine est aussi un poisson très apprécié chez nous.
On
en mange pendant les fêtes.
L'été,
dans les petites échoppes installées dans les rues des villes et
des villages, on vous sert de délicieuses sardines grillées au feu
de bois avec des poivrons, des tomates et un verre de vinho verde.
La
poissonnerie portugaise offre une variété de poissons et de fruits
de mer impressionnante : congres, soles, rougets, lamproies, saumons,
turbots, merlus, colins, crabes, tourteaux, araignées, langoustines,
crevettes roses, homards, langoustes...
En
Algarve, on trouve des bars, du loup, de la lotte, de la raie, de
la dorade royale, toute une gamme de coquillages dont les fameuses
palourdes et les couteaux, et puis aussi du thon. A Vila Real de
Santo Antônio, il existe même une Bourse du thon fondée voilà deux
siècles.
En
Algarve et à Madère, on sert d'exquises truites grillées, des rougets
et des calamars.
C'est
à Madère, à Caniçal exactement, que sur de frêles embarcations qui
ressemblent à des pirogues, on pêche le cachalot au harpon, comme
il y a trois siècles. C'est encore à Madère que se trouve un des
ports les plus pittoresques qui soient.
Il
se situe à Camara de Lobos et du matin jusqu'au soir, sur fond de
barques bariolées, l'atmosphère y est animée et bruyante.
On
s'y agite dans tous les sens, on y travaille, on y boit et on y
crie parmi de grands arceaux d'osier sur lesquels les pêcheurs font
sécher leurs filets au soleil.
A
Nazaré, tout le monde vit de la pêche.
Dans
le port de cette ville faite de ruelles aux galets lisses et aux
maisons blanches, les barques aux proues en quartier de lune qui
ramènent le poisson sont hissées sur le sable, avec de longs et
solides cordages, par des hommes et des femmes aidés par des boeufs
attelés en couples ou par des tracteurs.

La
tradition veut que les femmes, à l'arrivée des bateaux, portent
sous leur ample vêtement noir une jupe à carreaux ou à rayures,
gonflée de sept jupons superposés, brodés de dentelles de différentes
couleurs.
Autrefois,
elles portaient aussi un petit chapeau rond en feutre noir et une
longue cape couvrait leurs épaules.
Mais
si le costume aujourd'hui n'est plus guère revêtu qu'à l'intention
des touristes en échange d'une rétribution, les femmes sont toujours
en revanche fidèles au poste le soir, au retour des pêcheurs qu'elles
attendent accroupies sur le sable en bavardant entre elles.

Lorsqu'une
barque arrive, elles aident à décharger, dans les cris des mouettes
folles et des enfants, dans les jurons et la bonne humeur.
Ce
sont elles qui s'occupent de laver les filets, saler les poissons,
remplir les cageots ou les paniers.

Ce
sont elles qui les chargent lestement sur la tête et n'hésitent
pas à faire à pied des kilomètres pour aller les vendre dans les
bourgs.
Les
hommes vêtus encore parfois de la célèbre chemise de laine à gros
carreaux, une fois la barque hissée au sec, s'installent par terre
en cercle pour boire jusqu'à la nuit et jouer aux dés ou aux cartes.
Au
marché de Nazaré où les mareyeuses accourent chaque jour d'un pas
rapide, avec des plateaux sur la tête pouvant peser jusqu'à 50 kg,
le poisson frais, destiné aux conserveries, est vendu aux enchères.
Les
sardines en particulier vont être immédiatement cuites et mises
en boîtes le jour même.
Le
poisson destiné à la consommation locale est coupé sur le lieu même
où les pêcheurs le déposent : on va y extraire l'arête dorsale et
le faire sécher en plein soleil sur les pavés de la ville, avant
de le consommer dans la soirée.


Les
mangeurs de tripes
Avec
le même plaisir et la même constance que nous apportons à consommer
du poisson à presque tous les repas, nous sommes de grands mangeurs
de bifteck-pommes frites (bife com batatas).
Le
terme « bife » est même si bien entré dans les moeurs qu'il s'applique
aujourd'hui à toutes sortes de viande :
bife
de vaca (boeuf),
bife
de vitela (escalope de veau),
et
même bife de atum (tranche de thon).
Mais
les Portugais savent accommoder le boeuf autrement qu'avec des frites.
Personnellement, la spécialité du coin est de délicieuses brochettes
de boeuf grillées sur des bâtons de laurier, ce qui leur donne
un parfum incomparable.
A
Madère, on trouve partout dans les rues de petits stands décorés
d'abondantes branches de lauriers où l'on peut acheter et faire
cuire soi-même sur des braises ces succulentes brochettes au laurier.
On
est aussi de grands mangeurs de porc.
Et
notamment de cochon de lait rôti ou grillé. Dans l'Alentejo, il
y a une spécialité qu'on appelle « Carne de porco alentejana » que
l'on fait avec du porc noir.
Dans
cette région, les troupeaux de porcs noirs y dépassent souvent 10
000 têtes chacun.
Ces
bêtes se nourrissent en partie des glands qu'elles trouvent sous
les chênes et des truffes blanches qui poussent à leur pied.
Elles
sont surveillées par de drôles de bergers étrangement accoutrés.
Leurs
épaules sont couvertes d'une ample chasuble et leurs mollets sont
protégés par de grandes jambières de cuir.
L'Alentejo
possède le tiers du cheptel ovin du Portugal et presque la moitié
du cheptel porcin.
Si
vous allez un jour au Portugal, vous comprendrez alors pourquoi
il y a tant de jambons et de saucisses accrochés aux poutres des
fermes !
Il
y a peu de mouton au Portugal et rarement d'agneau.
Dans
le nord des bergers qui suivaient les troupeaux de moutons en remorquant
de minuscules maisons de bois montées sur deux grosses roues où
à l'approche de la nuit, ils se réfugiaient pour dormir, enveloppés
de leur monumentale cape de peau ou de paille.
Si
nous mangeons peu de mouton, nous sommes en revanche très friands
de tripes. Il faut remonter jusqu'au XIVe siècle pour en découvrir
l'origine !
A
ce moment-là en effet, les habitants de Porto avaient sacrifié toute
la viande disponible pour nourrir l'expédition glorieuse vers Ceuta,
ne gardant pour eux que les tripes, intransportables. Ils reçoivent
alors le surnom de « tripeiros » (mangeurs de tripes) et élaborent
de succulentes recettes qui font encore aujourd'hui les délices
de Porto.
Les
tripes à la mode de Porto combinent en un plat délicieux tripes
de veau, poulet, saucisses, jambon, haricots secs, oignons, herbes,
épices et chorizo.
Le
choix en volaille et gibier est assez limité. Cependant, le poulet
rôti est inscrit au menu de tous les restaurants et le coq est devenu
le symbole du Portugal.
On
le cuisine « à toutes les sauces » et aucun pèlerinage n'a lieu
sans coqs ni poulets rôtis, qu'on mange tout le long du chemin !
Le
coq a été immortalisé par l'art populaire. On le voit partout, notamment
à Barcelos (dans le Minho), sur les marchés, dans les foires ou
à la devanture des magasins, en terre glaise, en bois ou en liège,
peint de toutes les couleurs, de toutes les tailles.

Sous
les crêtes rouges, leur plumage porte des ailes ornées de fleurs,
d'étoiles mais aussi de coeurs avec la pointe tournée vers la gauche
(motif traditionnel de l'art populaire portugais).
On
les trouve aussi imprimés sur les torchons, brodés sur des nappes,
dessinés sur les murs des maisons.
A
l'origine de l'engouement suscité par le roi de la bassecour, il
y a plusieurs légendes.
Ou
plutôt plusieurs versions de la même légende.
L'une
d'elles dit que dans la cité de Barcelos, un homme accusé d'un crime
qu'il n'avait pas commis fut conduit à la potence.
Il
passa alors devant la maison du juge où celui-ci, installé pour
déjeuner devant sa fenêtre ouverte, se préparait à entamer un coq
rôti accompagné de légumes.
Le
condamné clama une fois de plus son innocence et le juge, excédé,
lui dit :
«
Si tu es vraiment innocent, le coq se lèvera et se mettra à chanter.
»
A
ces mots, l'animal se dresse effectivement dans l'assiette et, tout
encore couvert des carottes, navets, petits pois et radis taillés
en fleurs comme on les sert au Portugal, se met à chanter.
Sa
bonne foi ainsi démontrée, l'accusé est acquitté.
Les
coqs sont aujourd'hui l'emblème de la naïveté et de la gaieté portugaises
mais aussi de la liberté !
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Favas
à portuguesa
(Fèves
à la portugaise)

Pour
4 personnes
Lombp
(Porc)
1
kg de fèves écossées
100
g de jambon de pays
150
g de poitrine maigre
2
cuillerées à soupe d'huile d'olive
1
oignon
2
gousses d'ail
1
bouquet de coriandre
1
chorizo doux
1
feuille de laurier
Sel,
poivre
Faire
revenir à l'huile d'olive les gousses d'ail et l'oignon hachés.
Ajouter
la poitrine et le jambon coupés en lanières et le chorizo en rondelles.
Ensuite,
ajouter les fèves, le coriandre et la feuille de laurier.
Saler
et poivrer.
Couvrir
la casserole et faire mijoter en ajoutant un peu d'eau si nécessaire.

Bife
Fino
(Steak
au Porto)
Pour
4 personnes
4
biftecks de 200 g chaque
70
g de margarine
4
cuillerées à soupe de crème fraîche
3
cl de Porto
Poivre
en grains
1
pincée de sel
Faire
fondre la margarine dans une poêle.
Dès
qu'elle est chaude, déposer les biftecks salés et poivrés et les
faire dorer de chaque côté. Ensuite, ajouter le Porto.
Incorporer
aussitôt la crème fraîche.
Laisser
réduire à feu doux en remuant les biftecks dans la poêle pour épaissir
la sauce et ne pas laisser brûler.
Dès
qu'elle est crémeuse, ôter du feu et servir aussitôt avec des champignons
sautés.

Escalopes
à madeirense
(Escalopes
à la madeirense)

Pour
4 personnes
800
g d'escalopes de veau
3
cuillerées à soupe de crème fraîche
60
g de beurre
3
cl de madère
Poivre
en grains
Sel
Aplatir
les escalopes.
Saler
et poivrer.
Faire
fondre le beurre dans une poêle et faire dorer les escalopes des
deux côtés.
Ensuite
mouiller au madère et mettre sur feu doux.
Retirer
les escalopes et ajouter la crème fraîche. Remuer pour épaissir
la sauce et ne pas laisser attacher.
Arroser
les escalopes avec la sauce et servir avec des champignons sautés
et des pommes de terre frites.

Carne
de porcs à Alentejana
(Porc
à l'Alentejana)

Pour
6 personnes
1
kg d'échine de porc sans os
1,5
kg de clovisses (palourdes)
2
dl de vin rouge
1
dl de vin blanc
2
cuillerées à soupe de saindoux
1
bouquet de coriandre
1
feuille de laurier
1
petite cuillerée de piment doux en poudre
Sel,
poivre
Petits
légumes au vinaigre (pickles)
Olives
1
citron
Couper
la viande en cubes de 2 à 3 cm.
Ajouter
les gousses d'ail, le laurier, le piment doux en poudre, le sel
et le poivre.
Mouiller
avec le vin blanc et le rouge.
Mettre
à mariner la veille.
Faire
chauffer le saindoux dans une casserole et dès qu'il est chaud y
faire dorer la viande égouttée de la marinade.
Bien
laver les clovisses et les ajouter à la viande déjà dorée.
Les
laisser ouvrir et ajouter le coriandre ciselé.
Dresser
sur un plat et décorer avec un citron coupé en quartiers, les olives
et les pickles.
Servir
bien chaud.

Figado
à portuguesa
(Foie
de veau à la portugaise)

Pour
4 personnes
800
g de foie de veau
2
tranches de jambon de pays
2
cuillerées à soupe de vin blanc
1
cuillerée à soupe de vinaigre
1
dl d'huile d'olive
2
oignons
Sel,
poivre
Dans
une poêle, faire frire à l'huile d'olive les oignons finement émincés.
Ajouter le foie coupé en lamelles. Saler et poivrer. Faire dorer.
Arroser
de vin blanc et de vinaigre. Ajouter le jambon de pays coupé en
petits morceaux. Mélanger le tout. Servir avec une salade verte.

Cozido
à portuguesa
(Pot-au-feu
à la portugaise)

Pour
6 personnes
600
g de bceuf
300
g de veau
La
moitié d'un poulet
1
chorizo doux
1
chorizo de sang, portugais
1
saucisson portugais
300
g de travers
1
oreille de porc
2
pieds de porc
300
g de poitrine demi-sel
200
g de jambon de pays 2 choux verts
6
carottes
6
pommes de terre
6
navets
Mettre
la viande dans une casserole.
Mouiller
d'eau à hauteur.
Laisser
cuire.
Retirer
la viande à mesure qu'elle cuit.
Faire
cuire les légumes, bien lavés et épluchés, dans le bouillon de cuisson
de la viande
5
mn avant la fin de la cuisson ajouter la viande coupée et laisser
mijoter un peu.
Ensuite,
dresser sur un plat de service et accompagner de riz.


FROMAGE
& DESSERTS
Arroz
doce
(Riz
au lait)

250
g de riz rond
1
1 de lait
250
g de sucre
1
zeste de citron
1
pincée de sel
4
jaunes d'œufs
Cannelle
Laver
le riz, puis le faire cuire à l'eau avec une pincée de sel, pendant
environ 12 mn.
L'égoutter.
Ensuite
ajouter le lait et le faire bouillir.
Dès
que le lait bout, ajouter le zeste de citron et laisser bouillir
à feu doux jusqu'à ce que le riz soit cuit.
Remuer
de temps à autre pour empêcher le riz de coller.
Dès
que le riz a absorbé tout le lait, retirer du feu et sucrer.
Bien
mélanger.
Incorporer
les jaunes d'oeufs et bien mélanger à nouveau.
Verser
dans des petites assiettes individuelles. Saupoudrer de cannelle.

Pastéis
de Sta Clara
(Tartelettes
de Sta Clara)
Pour
la crème
500
de sucre
24
jaunes d'œufs + 3 blancs
2
jaunes d'œufs pour badigeonnage
150
g d'amandes en poudre
1
cuillerée de cannelle (5 g)
2,5
dl d'eau
Faire
un caramel blond foncé avec les 500 g de sucre dans 2,5 dl d'eau.
Laisser
refroidir.
Ensuite,
ajouter les oeufs battus en omelette, la cannelle et les amandes.
Faire
cuire en remuant constamment jusqu'à ce que l'ensemble se détache
bien.
Ôter
du feu et laisser refroidir.
Pour
la pâte
500
g de farine
150
g de beurre
2
jaunes d'oeufs
Eau
1
pincée de sel
Délayer
la farine avec un peu d'eau salée.
Ajouter
le beurre.
Amalgamer
le tout jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse, bien homogène.
Étendre
la pâte au rouleau en une couche très mince.
Couper
la pâte en cercles et en garnir le centre d'une cuillerée à soupe
de crème.
Les
plier en deux en forme de croissant.
Souder
les bords en les mouillant avec un pinceau trempé dans de l'eau.
Badigeonner
avec les jaunes d'oeufs battus, saupoudrer de sucre et faire cuire
à four moyen (th. 5/6), préalablement préchauffé.

Pastéis
de coco
(Tartelettes
à la noix de coco)

500
g de noix de coco râpée
500
g de sucre
4
jaunes d'œufs
Pour
la pâte
Voir
Pastéis de Sta Clara
Faire
bouillir un peu d'eau et verser sur la noix de coco râpée pour la
délayer.
Ajouter
le sucre et les jaunes d'oeufs.
Bien
mélanger à l'aide d'une spatule.
Garnir
des petits moules à tartelettes avec la même pâte que pour les «
pastéis de Sta Clara ».
Y
verser la préparation et faire cuire à four moyen (th. 5/6), préalablement
préchauffé.

Pastéis
de nata
(Tartelettes
à la crème)

Pour
la crème
11
jaunes d'œufs
1
1 de lait
500
g de sucre
125
g de farine
1
zeste de citron ou vanille
1
pincée de sel
Pâte
feuilletée
Mélanger
dans une casserole le sucre, la farine, la vanille avec le lait
et ajouter une pincée de sel. Faire cuire en remuant jusqu'à ce
que la crème se détache de la spatule.
Ôter
du feu et laisser refroidir quelques minutes. Incorporer les jaunes
d'oeufs et bien mélanger.
Verser
dans les petits moules déjà garnis de la pâte feuilletée et mettre
au four, préalablement chauffé à 300° (th. 9/10).
Sortir
du four et saupoudrer de cannelle.

Bolo-Rei
(Gâteau
des Rois)

600
g de farine
250
g de sucre
100
g de beurre
2
œufs
2
petites cuillères de levure chimique
200
g de noix, pignons, amandes pilés
150
g de fruits confits et de raisins secs
2
dl de lait tiède
5
cl de Porto
Hacher
les fruits confits, mettre dans le Porto avec les noix, pignons,
amandes et raisins secs.
A
part, mélanger la farine, le sucre et la levure. Ajouter le beurre
fondu, les oeufs et le lait. Bien mélanger le tout sans fouetter.
Beurrer
un moule à savarin, le saupoudrer de farine.
Y
verser la pâte en ajoutant le mélange fruits confits, fruits secs
et Porto.
Faire
cuire à four moyen (th. 5/6).

Pudim
dourado
(Pouding
doré)

15
oeufs
750
g de sucre
Beurre
4
dl d'eau
Séparer
les jaunes des blancs d'oeufs.
l1B
préparation
Préparer
un caramel blond foncé avec 250 g de sucre imprégné de 2 dl d'eau.
Monter
les blancs en neige ferme en battant énergiquement au fouet. Au
milieu de l'opération, additionner 250 g de sucre en pluie sans
arrêter de battre.
Ajouter
le caramel en filet et battre toujours jusqu'à obtention d'un mélange
ferme.
Beurrer
un grand moule. Y verser la préparation et faire cuire au bain-marie
à four doux (th. 4/5) pendant 20 mn. Ensuite éteindre le four et
y laisser le moule 15 mn sans ouvrir la porte. Démouler en faisant
attention de ne pas casser.
2e
préparation
Dans
une casserole, faire un sirop de sucre perlé avec le restant de
sucre et 2 dl d'eau.
Tourner
les jaunes d'ceufs et incorporer lentement le caramel, en remuant
toujours avec un fouet. Mettre sur feu doux et continuer de remuer
pour que les neufs ne cuisent pas, jusqu'à ce que des bulles commencent
à monter à la surface. Retirer aussitôt et continuer de tourner.
Ensuite, on verse cette préparation sur la première.

Farôfias
(Oeufs
à la neige)

1/1
de lait
5
oeufs
150
g de sucre
1
petite cuillerée de maizena
1
zeste de citron
1
bâton de vanille
Cannelle
Faire
bouillir le lait avec le zeste de citron et la vanille.
Pendant
ce temps, battre les blancs d'oeufs en neige ferme.
Dès
que le lait monte, jeter dedans les blancs d'oeufs cuillerée par
cuillerée.
Laisser
cuire à feu doux pendant 3 mn.
Égoutter
les blancs avec une écumoire et les mettre dans un plat de service.
Ôter
le lait du feu et le filtrer.
Ajouter
alors au lait la maïzena délayée dans un peu de lait froid, les
jaunes d'oeufs et le sucre. Remuer bien et remettre sur le feu pour
épaissir la crème.
Arroser
les blancs d'oeufs avec cette préparation et saupoudrer de cannelle.

Portugal,
nous n'avons pas une aussi grande variété de fromages qu'en France.
Mais
ceux que nous avons sont délicieux.
Le
plus célèbre est le « Queijo da serra », fromage de montagne dit
parfois « gordo » (gras) ou « amanteigado » (beurré), que les épiciers
exposent avec fierté dans leur vitrine et qui ressemble un peu au
cantal.
Ce
fromage de brebis est fabriqué par les bergers du haut pays de Beira,
sur la montagne la plus élevée du Portugal, la serra da Estrêla.
C'est
une région au paysage rude, fait de l'amoncellement de roches sombres
et où seul le mouton fait la loi.
C'est
là, au pied des chutes d'eau qui actionnent leur métier, que les
tisserands confectionnent avec la laine des moutons ces vêtements
et ces couvertures dites
«
écossaises »
qui
ont fait la renommée des tissages portugais dans le monde entier.
Sur
les flancs dénudés des montagnes, pendant trois mois après la fonte
des neiges, les bergers apparaissent avec leurs moutons. Trois mois
seulement car c'est la seule période où il ne gèle pas la nuit.
En
effet, ici, les bergers dorment à la belle étoile avec comme unique
couverture leur grande cape de paille.
C'est
à ce moment, dans le silence impressionnant de la montagne qu'ils
fabriquent le Queijo da serra tandis que les chiens, dont le cou
est serré dans un énorme collier à pointes métalliques qui les protègent
de l'attaque des loups, surveillent le troupeau.
Si
vous passez par là, peut-être entendrez-vous résonner le soir, au-dessus
des montagnes, d'étranges mélodies.
Ce
sont les bergers qui, au coucher du soleil, engagent entre eux d'un
versant à l'autre des sortes de conversations chantées qu'on appelle
des « cantorias » et dont l'écho se répercute à des kilomètres à
la ronde.
Il
y a aussi le petit fromage exquis d'Azeitâo, près de Lisbonne, qui
a la consistance d'une pâte molle et qu'on trouve surtout au début
du printemps.
Comme
le fromage d'Azeitâo, il existe toutes sortes de fromages de région.
Mais
je dois dire que, personnellement, j'ai un faible pour le fromage
de chèvre qui se fabrique au sud du Portugal.
On
peut le manger frais ou dur.
Au
Portugal, il n'y a pas moins de deux cents variétés de gâteaux et
les nombreux salons de thé, de Lisbonne ou d'ailleurs, ne désemplissent
jamais.
A
part le riz au lait et la crème renversée nappée de caramel (pudim
flan) que j'adore et que les Portugais apprécient beaucoup, la grande
spécialité est ce qu'on appelle les «ovos moles », fabriqués à Aveiro
dans le nord, à base de jaunes d'oeufs, de sucre et de crème de
riz. La Costa de Prata est d'ailleurs le paradis du dessert : les
« ovos moles », mais aussi beaucoup de douceurs faites suivant les
recettes traditionnelles des couvents, les « folares » en forme
de coeur, les « raivas »
Avec
des oeufs et du sucre, on fait de tout au portugal
On
est même allé jusqu'à créer de la confiture d'oeufs (doce d'ovos)
que l'on trouve surtout dans le centre et le nord mais que beaucoup
d'étrangers considèrent comme écceurante.
Pâtisserie
aux oeufs également, il y a la délicieuse « paille » (palha) d'Abrantes
(dans le centre) qui doit son nom à son étrange aspect de touffe
de cheveux dorés.
Les pasteis
de Natas, la spécialité d'une pâtisserie du quartier faite d'une
pâte feuilletée, de crème pâtissière aromatisée de vanille et de
citron, saupoudrée de cannelle, et que l'on mange chaude.
C'est
tout simplement délicieux

Au
Portugal, les fêtes sont aussi l'occasion de laisser libre cours
à sa gourmandise. Pendant le carnaval, on vend des Felhoses, petits
gâteaux frits succulents, parfumés à l'orange et à la cannelle.
Mais
le plus drôle des gâteaux est celui qu'on s'offre à Amarante sur
la Costa Verde, au début de juin, chaque année, pendant la fête
du saint patron local, Gonçalo, qui possède, dit-on, la vertu de
favoriser les mariages.
Dans
cette ville superbe, fondée avant le dixième siècle, aux maisons
ornées de balcons de bois peint et de grilles de ferronnerie, tous
ceux qui n'ont pas encore trouvé l'âme sueur affluent ce jour-là.
Les
réjouissances commencent dans les rues d'Amarante et sans vergogne,
on s'offre alors d'insolites gâteaux de forme phallique, dont on
dit qu'ils sont une survivance d'un culte du sexe qui remonte à
la nuit des temps. Allez savoir !
Quand
on parle des desserts au Portugal, on ne peut oublier les amandes
qui sont la base de beaucoup de pâtisseries.
On
en fait des tartes, des gâteaux dont les fameux « bolo Rei » (gâteau
des Rois) et « Toucinho do Ceu » à base d'amandes, de jaunes d'oeufs
et de sucre.
Les
Portugais sont aussi très friands de pâtes d'amande.
Elles sont
fabriquées un peu partout dans le pays et elles sont souvent fourrées
de confitures de courge (doce de gila).
La plus grande production
vient de l'Algarve, dans le sud, où plus encore qu'ailleurs on a
conservé le goût pour les douceurs orientales et les sucreries d'origine
musulmane.
Il
faut voir aux mois de janvier et février, les amandiers en fleur
couvrant les campagnes de l'Algarve !
C'est
un spectacle éblouissant.
Mais
on trouve aussi des amandiers plus au nord, dans le haut pays de
Beira où ils fleurissent dès février au pied des serras, dans les
vallées exposées au soleil, et dans le Haut Douro où l'on vend un
peu partout de délicieuses amandes enrobées de sucre qu'on appelle
« cobertas ».
Savez-vous
pourquoi il existe tant de plantations d'amandiers au Portugal ?
On
raconte qu'il y a quelques siècles, le roi du Portugal est tombé
fou amoureux d'une impératrice russe.
Il
l'a demandée en mariage et elle est venue s'installer au pays.
Mais
les grandes étendues blanches de neige de sa terre natale lui manquaient
terriblement. Pour mettre fin à la nostalgie de son épouse, le roi
eut alors l'idée de faire venir des amandiers de Tunisie.
Il
les fit planter et l'hiver qui suivit, les arbres en fleurs couvrirent
toutes les vallées de leur blancheur immaculée, recréant ainsi l'illusion
de la neige dont le souvenir rendait la reine si mélancolique.
Je
ne sais pas si ce récit est vrai ou pas mais c'est en tous les cas
une si belle histoire qu'il serait dommage de ne pas en perpétuer
le souvenir.
Les
amandiers ont, comme il se doit dans ce pays qui aime tant les réjouissances
en tous genres, leur fête.
Elle
a lieu en février quand tous les arbres sont en fleurs et est l'occasion
de manifestations d'une grande beauté et d'une gaieté incomparable.
On
assiste alors à de gigantesques batailles de fleurs du haut de chars
magnifiquement décorés.
Partout
des groupes folkloriques y animent des bals et des sportifs viennent
du monde entier participer à de grandes courses à pied.
C'est une
des fêtes les plus joyeuses du Portugal.
On
ne peut pas parler de douceurs sans parler des chocolats du Portugal.
Il
y a aussi les bonbons de chocolat dont sans doute les plus délicieux
viennent de Porto.
Quant
aux confitures, ce sont chez nous des produits de luxe.
A
Setubal, au sud de Lisbonne, se trouve une des meilleures confitures
d'orange
Comme
les confitures, les fruits confits sont aussi très chers.
Les
Portugais raffolent des poires confites d'Alcobaça et les reines-claudes
confites ont fait la réputation d'Elvas, dans l'Alentejo.


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